
Le domaine A.J. Adam trouve ses racines dans un vignoble familial anciennement abandonné. Andreas Adam relance officiellement l’exploitation dès 2000, à seulement 21 ans, à partir d’une parcelle héritée de son grand-père. Rapidement, il acquiert de nouvelles parcelles sur le Hofberg, et en 2014 enrichit son portefeuille d’un monopole, Dhroner Häs’chen, dont une partie est plantée d’une vigne non greffée datant des années 1930. Depuis 2013, sa sœur Barbara le rejoint dans les vignes et en cave, renforçant le caractère familial et l’attention portée à chaque vigne.
Les vignobles couvrent environ 5 hectares, répartis sur des terroirs réputés comme Hofberg, Goldtröpfchen (Piesport) et Häs’chen. Ces sols sont essentiellement composés d’ardoises grises et de quartz, offrant une minéralité perceptible dans les vins. La viticulture est conduite sans herbicides, avec une forte sélection manuelle des raisins et un travail soigné du sol pour favoriser l’expression du terroir.
En cave, les fermentations s’effectuent exclusivement avec des levures indigènes, et un bon nombre de vins sont élevés en foudres (Fuder) anciens ou en “Halbfuder” (≈ 500 litres), en parallèle de cuves inox, pour préserver la pureté aromatique. Les vins restent sur lies prolongées après fermentation, sans collage ni filtration, et sans ajouts : ni levures cultivées, ni enzymes, ni süssreserve (réserve de sucre).
Le style de A.J. Adam est salué pour sa précision, son équilibre entre fruit et minéralité, et sa capacité à offrir des vins aussi délicats que profonds. Parmi ses cuvées phares, on trouve celles issues du Dhroner Hofberg (en versions sèches, Grosses Gewächs ou Prädikat) et des vins village (Dhroner Riesling) ainsi que des bottlings issus de Goldtröpfchen et Häs’chen.
« Andreas Adam : l’âme du Riesling mosellan entre précision, pureté et renaissance viticole. »